Peuple de France: Le député LR Guillaume Larrivé propose "un plan d’expulsion des 15 000 détenus étrangers.”

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lundi 19 février 2018

Le député LR Guillaume Larrivé propose "un plan d’expulsion des 15 000 détenus étrangers.”

Interview. Selon le député (LR) Guillaume Larrivé, auteur de trois rapports parlementaires sur les prisons, il faut définir en urgence un plan d'expulsion des détenus étrangers qui engorgent les prisons françaises.



Valeurs actuelles. La ministre de la Justice vous a indiqué ce jeudi le nombre de détenus étrangers incarcérés dans les prisons françaises : ils sont près de 15 000. Quelle conclusion faut-il en tirer ?

Guillaume Larrivé. La première urgence, c’est de regarder la réalité en face. Aujourd’hui, dans les prisons françaises, 14 964 détenus sont des ressortissants étrangers. Plus d’un détenu sur cinq ! Parmi eux, il y a notamment 1 954 Algériens, 1 895 Marocains, 1 496 Roumains, 1 002 Tunisiens… J’ai à l’esprit l’avertissement de Péguy : « Il faut toujours dire ce que l’on voit. Surtout, il faut toujours, ce qui est plus difficile, voir ce que l’on voit. » La criminalité et la délinquance étrangères engorgent aujourd’hui les prisons de France. J’appelle le ministère de la justice à définir un plan d’expulsion des détenus étrangers. 

VA. Expulser les étrangers condamnés à des peines de prisons : cette solution est-elle réaliste ?

GL. Je suis conscient des contraintes juridiques, diplomatiques et opérationnelles. Mais la meilleure manière de ne pas les affronter, c’est de faire comme d’habitude, c’est-à-dire de se résoudre au statu quo. Si j’étais garde des Sceaux aujourd’hui, je procèderais méthodiquement, en trois étapes.

D’abord, je demanderais aux services de la Chancellerie une évaluation très précise, individuelle, de la situation juridique et pratique de chaque détenu étranger. On en est loin aujourd’hui puisque, en réponse à ma question, le ministère n’est même capable de distinguer, parmi les détenus étrangers, ceux qui sont prévenus et ceux qui sont condamnés. 

Ensuite, j’engagerais avec les Etats étrangers dont ces détenus ont la nationalité une négociation permettant d’organiser des expulsions suivies, selon le quantum des peines restant à exécuter, d’une incarcération dans le pays d’origine.

Parallèlement, la loi française devra être modifiée pour que la condamnation à une peine de prison ferme entraîne désormais la suppression de tout droit au séjour en France et l’interdiction définitive du territoire national. Je suis absolument convaincu qu’un tel plan, s’il était assumé par les autorités politiques françaises et conduit avec détermination, aboutirait à l’expulsion effective de plusieurs milliers de détenus étrangers.

[...]

La suite de l'interview sur Valeurs actuelles

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