Peuple de France: Violences contre la police : pour le Général Soubelet «les mots ne suffisent plus»

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vendredi 12 janvier 2018

Violences contre la police : pour le Général Soubelet «les mots ne suffisent plus»

Le Général Bertrand Soubelet en décembre 2013.

Après le passage à tabac de deux policiers à Champigny, Bertrand Soubelet prend le temps d'analyser les facteurs qui poussent aujourd'hui des populations à s'en prendre ainsi aux forces de l'ordre.



Il existe un sentiment de haine contre les policiers ou les gendarmes chez certains individus, empêchés dans leurs activités criminelles ou leurs divers trafics. Il faut s'en féliciter. Mais lorsque cette haine s'exerce physiquement, il revient à la justice de sanctionner sévèrement les auteurs. C'est généralement le cas lorsqu'ils sont identifiés.

Nos villes comptent trop de «territoires», pas toujours très étendus, des immeubles, des cages d'escalier, des espaces publics qui deviennent à certaines heures la «propriété» des bandes et des caïds. Pour se livrer à leurs trafics (de stupéfiants en général) ils y font régner une loi qui est celle du plus violent, y compris à l'encontre des habitants.

Mais au-delà de ces délinquants, c'est aujourd'hui toute une frange de la population qui nourrit un sentiment confusément hostile envers les forces de l'ordre.

Je distingue parmi ces personnes deux catégories.

Il y a ceux qui défient l'autorité. Ils résident essentiellement dans des quartiers concernés par la politique de la ville. Ils détestent tout ce qui représente la société, dans laquelle ils ne trouvent pas de place et finissent souvent, mais pas toujours, par devenir les acteurs d'une économie souterraine qui les éloigne encore davantage de la vie réelle.

Ces personnes incarnent une forme de rejet de notre modèle social et de tous ceux qui le représentent.

Mais cette attitude n'est pas exclusivement dirigée contre la police ou la gendarmerie. Elle atteint également, depuis déjà bien longtemps, les pompiers ou parfois les médecins et d'autres professions.

C'est ainsi que les secours sont régulièrement agressés par des jeunes, souvent mineurs, désœuvrés et en totale déshérence (plus de 2000 pompiers agressés en 2016). Le vandalisme et les incendies de bus de la RATP relèvent de la même logique.

Dans la seconde catégorie se trouvent des millions de Français hostiles à la police à force de subir cette réalité au quotidien. Ils finissent par se méfier des forces de l'ordre. Ils attendent d'être protégés et défendus, et reprochent à l'État de ne plus remplir sa mission. Ils se sentent abandonnés et à l'occasion crient leur colère à l'encontre des policiers et des gendarmes.

Voilà l'état des lieux d'une partie de la France, oubliée, parfois reléguée à l'état de «zone de non-droit» soumise aux tensions et aux violences, parfois aussi à la haine et aux forces destructrices de l'islam radical.


C'est cela que nos autorités publiques tolèrent depuis bien longtemps, en évitant de donner des directives de fermeté et en considérant parfois que la présence policière ne doit pas être trop marquée pour éviter les provocations.

C'est cela que trop de Français vivent dans des quartiers livrés à la loi du plus violent. Ils sont quotidiennement soumis à l'inquiétude, voire l'angoisse de sortir de chez eux ou de rentrer en se faisant physiquement menacer, insulter, violenter.

C'est cela que les médias commentent de manière complaisante depuis trop longtemps en soupçonnant souvent les membres des forces de l'ordre, dont la parole ne vaut pas plus aujourd'hui que celle de ces voyous qui font la loi dans tous ces lieux publics.

C'est cela la réalité des «quartiers», dont l'ampleur n'a d'égales que la lâcheté et l'irresponsabilité de quelques élus locaux, qui préfèrent minimiser l'existence de ces phénomènes pour éviter de les traiter en profondeur.

C'est cela qui explique les agressions caractérisées contre les policiers et les gendarmes confrontés quotidiennement à la violence verbale et physique, et devenus des acteurs impuissants ou même découragés devant l'ampleur du phénomène.

[...]

Article complet dans lefigaro.fr/vox

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