Revue de presse - Peuple de France: Policiers brûlés à Viry-Châtillon : un des suspects arrêté et... relâché

lundi 22 janvier 2018

Policiers brûlés à Viry-Châtillon : un des suspects arrêté et... relâché




Certains policiers s’étranglent. Vendredi, ils ont dû relâcher pour la deuxième fois un homme soupçonné d’avoir participé à l’agression de leurs collègues à Viry-Châtillon (Essonne), le 8 octobre 2016


Ce jour-là, deux équipages qui surveillaient la caméra de vidéosurveillance aux abords de la cité, ont été pris à revers par une bande du quartier. Les assaillants ont jeté des cocktails Molotov sur les deux voitures de police et ont maintenu les portes fermées pour empêcher les fonctionnaires d’en sortir. Deux d’entre eux ont été très gravement brûlés.

Une enquête avait alors été ouverte au départ pour tentative d’assassinat sur personne dépositaire de l’autorité publique. Depuis, par vagues successives, 17 auteurs présumés de cette attaque ont été interpellés par les enquêteurs de la Sûreté départementale. Douze ont été placés en détention provisoire. Les cinq autres protagonistes ont donc été relâchés et placés sous contrôle judiciaire.

L’un d’entre eux, mineur au moment des faits, mais âgé de 18 ans aujourd’hui, avait au départ été éloigné dans l’Aisne. Il lui était interdit de sortir de ce département et de sortir après 20 heures. Il aurait récemment demandé et obtenu un allégement de son contrôle judiciaire, lui permettant de séjourner en Seine-et-Marne afin de poursuivre des études. Mais le couvre-feu avait été maintenu et il avait interdiction de paraître en Essonne.

Pourtant, ce jeudi, vers 23h30, lors d’une patrouille au sein de la Grande Borne afin de contrôler les points de deal, les policiers ont vu cet homme en train de s’enfuir. Ils l’ont reconnu et interpellé.Mais comme sa fiche ne donnait aucune instruction sur la marche à suivre en cas de non-respect de son contrôle judiciaire, il a été relâché sans tarder. «Dans ce genre de cas, on entend la personne et on transmet un document pour solliciter le juge d’instruction en charge de cette affaire, précise un magistrat d’Evry. Lui sollicitera ensuite le parquet pour demander des réquisitions et prendra ensuite une décision concernant une éventuelle sanction.» Ce qui est d’habitude fait très rapidement.
«Tous les habitants attendent que ces personnes soient jugées»

Sauf que le dossier de ce jeune majeur a été transmis vendredi au juge, mais que la situation n’avait toujours pas évolué ce dimanche. «Le non-respect de ce contrôle judiciaire montre bien le sentiment d’impunité pour les individus qui commettent de tels faits», dénonce le syndicat de police Alliance.

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