Revue de presse - Peuple de France: Antisémitisme en Île-de-France : de nombreuses familles juives quittent la Seine-Saint-Denis

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mercredi 10 janvier 2018

Antisémitisme en Île-de-France : de nombreuses familles juives quittent la Seine-Saint-Denis

Un homme portant la kippa. Illustration.


Trois ans après l'attentat commis dans l'Hyper cacher, des familles fuient les menaces et s'installent dans des quartiers réputés plus "tranquilles".



Après l’attentat de janvier 2015, qui avait fait quatre morts et neuf blessés, 7.000 juifs avaient quitté la France* pour faire leur "alya" vers Israël, c'est-à-dire partir vivre là-bas. Trois ans plus tard, le sentiment d'insécurité persiste et progresse même au sein de la communauté juive de France, traumatisée par une série d'agressions médiatisées. Un phénomène de mobilité, à l'intérieur même de l’Île-de-France, a été observé. Des familles juives déménagent ainsi pour trouver un quartier "plus tranquille".

À la suite de chaque acte antisémite, des familles comme celle de Daniel et ses enfants déménagent. Eux ont passé 17 ans dans un pavillon de Seine-Saint-Denis, à Noisy-le-Grand, jusqu'à l’été dernier. À son retour de vacances, la famille trouve une lettre contenant une balle de kalachnikov. S'ensuivent d'autres courriers de menaces et des tags antisémites sur les murs de la maison : "La prochaine balle sera pour vous ! À mort les juifs !". Trois mois plus tard, Daniel était parti : "Comme on ne sait pas d'où ça peut venir, on est tout le temps aux aguets, en train de surveiller la maison, à se lever en pleine nuit dès qu'il y a du bruit dehors pour voir ce qui se passe. On est sur le qui-vive constamment. On sort de la maison pour voir s'il n'y a pas quelqu'un qui vous guette dehors et c'est stressant. Nous, on ne se sentait pas protégés. On a préféré déménager."

Cette famille n'est pas un cas isolé : en l'absence de statistiques officielles, le Bureau national de vigilance contre l'antisémitisme (BNCVA), une association communautaire, estime qu'en dix ans, 60.000 Juifs d’Île-de-France ont déménagé. 

À la recherche de tranquillité, certaines familles préfèrent rejoindre une communauté religieuse existante, déjà bien installée, comme à Sarcelles, surnommée "la petite Jérusalem". À tel point que Sarcelles reçoit "chaque mois, plusieurs dizaines de demandes de relogements" de familles juives selon François Pupponi, député du Val-d'Oise.

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