Revue de presse - Peuple de France: L'élection de Miss France c'est l’affirmation de notre culture, de notre fierté et de notre liberté

lundi 18 décembre 2017

L'élection de Miss France c'est l’affirmation de notre culture, de notre fierté et de notre liberté




Déçue de l’élimination dès le premier tour de Miss Lorraine, j’ai dès lors apporté mon soutien à Miss Nord-Pas-de-Calais dont l’allure flamboyante m’avait tapé dans l’œil.

Belle soirée. Beaux costumes régionaux revisités, tableaux impeccablement réglés, robes de bal à faire rêver Cendrillon, maillots échancrés, et, clips pour une noble cause, cette année, celle de la violence faite aux femmes. Rien ne manquait.

C’était sans compter avec les grincheux, les rageux, les haineux. Les féministes, direz-vous. On sait ce qu’elles pensent de cet événement. Oui bien sûr. Mais pas que…

L’attaque n’allait donc pas venir seulement des féministes mais des anti-racistes.

Miss Nord-Pas-de-Calais, pas encore Miss France, invite le public à oser la rousseur : nous avons eu une Miss France blonde, une brune, une à la crinière de lionne. Pourquoi pas une rousse, dit-elle. Rappelons à ceux qui l’ignoreraient que la précédente miss France était la sublime Miss Guyane. En parlant de crinière de lionne, c’est à sa chevelure qu’elle faisait allusion.

Voilà. On tenait enfin quelque chose. Avec « crinière de lionne », les twitteurs avaient maintenant quelque chose à se mettre sous la dent.

Certains font remarquer : chérie, la lionne est chauve. C’est le lion qui a une crinière, ce qui est de bonne guerre. Mais d’autres y voient la marque du racisme ataviquement larvé des Français :

la crinière de lionne ou la définition du racisme « en douce » français. Une blonde, une brune, et une (sic) animal.

Des journalistes s’en mêlent. Telle une maîtresse d’école, Nassira El Moaddem, reporter au Bondy Blog, admoneste : Miss Nord-Pas-de-Calais non non non.

Gardons le meilleur pour la fin. Gilles Verdez, journaliste sportif et chroniqueur à TPMP. La remarque est raciste, forcément raciste et doit valoir la peine capitale sur le champ :

la nouvelle Miss France est donc celle qui a parlé de « crinière de lionne. » Et si le CSA lui retirait sa couronne. »

Ce n’est pas à l’erreur physiologique animalière que Gilles Verdez fait allusion. Nous avons en sa personne, un habitué. Ce chroniqueur avait déjà vu l’élection de Miss France 2016 entachée de racisme quand Iris Mittenaere, future Miss Univers, avait été préférée à Miss Martinique. Pour être élue Miss France, il vaut donc mieux être blanche que belle, rageait le pourfendeur. Que Joey Starr, pour une fois, soit remercié d’avoir mis une superbe baffe à ce paltoquet.

Tout d’abord, soit dit en passant, faut-il apprendre aux journalistes et autres internautes que les expressions « coiffure à la lionne » ou « crinière (sic) de lionne » existent depuis les années 80. Elles désignent une coiffure où les cheveux sont volumineux et non lissés.

Mais ce n’est pas tant cette méconnaissance de la langue qui est consternante. C’est la volonté obsessionnelle et monomaniaque de traquer le racisme à tout prix, de le voir dans la manifestation la plus anodine, de vivre avec cette suspicion permanente, et ajouterait-on, dans certains cas, avec cette honte de soi, cette culpabilité, maux bien plus inhérents aux Français que leur prétendu racisme.

Bref, nous le voyons, l’élection de Miss France ravive tous les ans une conscience ou une rivalité raciale dans le public. La disqualification d’une Miss Guadeloupe fera l’objet des mêmes émois que celle de Benzema dans l’équipe de France de foot.

Mais je laisse le mot de la fin à Miss Corse, honorable première dauphine, qui devait répondre à la question piège d’un auditeur : peut-on concourir pour Miss France et être féministe ?

Les Françaises sont belles. Elles sont courageuses, déterminées et libres de défiler en bikini, répond fièrement la candidate de l’île de beauté, réponse ovationnée par les membres du jury et la salle. Qu’ovationnaient-ils ? Le sens de la répartie de la candidate ?

Ou comme moi, y ont-ils vu une allusion au burkini, aux demandes de non mixité des piscines, à la difficulté de se promener en jupe tout simplement dans certains quartiers et au-delà, à tous les changements dans les mœurs qui s’opèrent ?

Il m’a semblé que Miss Corse avait bien capté l’air du temps. Hier, les filles qui défilaient en bikini étaient des dindes aliénées dont la condition féminine se bornait à l’apparence physique. Aujourd’hui, c’est l’affirmation de notre culture, de notre fierté et de notre liberté.

Florence Labbé pour ripostelaique.com

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