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jeudi 8 février 2018

LREM a une dent contre les sans-dents

Le député LREM, Sylvain Maillard

La pauvreté fait peur. Elle fait peur aux personnes en situation précaire. Mais elle fait surtout peur aux riches qui voient les pauvres comme des individus à peine humains. Beaucoup pensent que les pauvres ont bien mérité ce qu’il leur arrive. Ils n’avaient qu’à étudier et travailler avec ardeur… Difficile pourtant d’exprimer cette pensée malsaine, mais il faut croire que la parole se libère à l’ombre de Jupiter. C’est ainsi que le député LREM, Sylvain Maillard, a fait connaître sa conception de la pauvreté et des SDF. Âmes sensibles s’abstenir. 



Dans notre société, l’objectif d’une vie est la réussite sociale. Qu’est-ce que le bonheur, une vie familiale heureuse, le don de soi si c’est pour finir sa vie sans une Rolex au poignet et du fric plein les poches ? Il faut rafler un maximum d’argent et ceux qui n’ont pas réussi sont juste bons à aller voter pour les quelques heureux élus. Des dirigeants qui ne peuvent pas même concevoir la pauvreté. Comment des êtres humains pourraient-ils tomber si bas qu’ils dorment dans la rue et se nourrissent grâce à la mendicité et en faisant les poubelles ? Pour certains, il ne s’agit que de marginaux qui préfèrent s’exclure de la si sainte société de consommation.

La détestation des pauvres : l’exemple Maillard


Sylvain Maillard, sémillant député LREM de la 1ère circonscription de Paris est de ceux-là. Enfance heureuse à Versailles, parcours scolaire quelconque, mais marqué du sceau de l’entrepreneuriat, il décroche finalement la timbale en juin 2017. Ses longs et chaotiques débuts en politique qui l’ont vu passer dans toutes les familles du RPR au Modem sont oubliés. M. Maillard est enfin député et il va falloir le suivre au rythme d’un libéralisme débordant. Après six mois dans l’ombre, il a enfin l’opportunité de s’exprimer dans un média (RFI en l’occurrence), il a pu se laisser aller à des confidences et partager son intime conviction sur les SDF.

Bien entendu, ce député anonyme était invité pour parler de l’œuvre déjà grandiose de son patron jupitérien. Ce dernier avait déclaré en 2017 : « Je ne veux plus, d’ici la fin de l’année, avoir des femmes et des hommes dans les rues ». Mission accomplie car en déplacement, la police fait le ménage et ne laisse que des Macron maniac dans son champ de vision et de celui des caméras complices. Macron ne voit plus de pauvres (en a-t-il déjà croisé un ?), mais les SDF sont toujours dans la rue. Pourtant, selon le secrétaire d’Etat à la Cohésion des territoires, Julien Denormandie, ils ne seraient plus bien nombreux : « à peu près une cinquantaine d’hommes isolés en Ile-de-France, pour être très précis ». Un chiffre mensonger qui omet la présence de plusieurs milliers de SDF en Ile-de-France, mais qui passe bien à la radio dans l’optique de faire gober n’importe quoi à l’auditeur macronien.

Cinq minutes dans les rues de Paris suffisent à comprendre l’ampleur du phénomène. Ce ne sont pas cinquante SDF qui restent en Ile-de-France, mais cinquante dans un rayon de trois pâtés de maisons… Difficile de vendre la soupe LREM après des propos aussi grotesques, mais pour Sylvain Maillard, rien n’est impossible. Il faut même enfoncer un peu plus le clou. Il déclare tout de go que le chiffre avancé par le Secrétaire d’Etat « est exact ». Il y aurait une cinquantaine de personnes encore à la rue, car aucune « solution positive, favorable à une mise à l’abri » n’a pu être mise en place. La faute à qui ? Aux SDF eux-mêmes pardi !

« Même dans les cas de grand froid, certains SDF ne souhaitent pas être mis à l’abri » et préfèrent « rester seuls dans la rue ». La misère extrême, c’est un choix. « C’est leur choix » selon le député LREM… Sentant peut-être qu’il est allé un peu loin dans sa détestation des pauvres, Maillard affirme que certains ne veulent pas « être en communauté », d’autres « sont dans des situations psychologiques très compliquées », d’autres encore « souhaitent rester en couples » ou « avec des animaux domestiques ». C’et vrai qu’un couple ou une personne seule avec un chien préfère décliner dans la rue plutôt que dormir le ventre plein et sous un toit en sécurité.

Les défenseurs de Sieur Maillard ne vont pas tarder à plaider la maladresse, et des propos tirés de leur contexte. Ils affirmeront que Maillard est un grand humaniste qui se soucie tant des autres qu’il a créé une société justement pour donner du travail aux plus démunis. Il a beaucoup fait et fera encore plus en tant que député de la nation. Mais que peut-il faire face à « l’immense majorité » de SDF qui sont à la rue « par choix » ? Il peut déjà se taire et démissionner. Au moins la sensation de vertige sera moins forte pour celles et ceux qui tombent sur des propos vraiment nauséabonds.

Source : 24heuresactu.com

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