Alerte info

Flash info : Deux soldats français tués et un autre blessé dans l'explosion d'une mine artisanale, au MaliFlash info

dimanche 11 février 2018

Migrants à Calais : Un CRS témoigne: "Un jour, les chauffeurs vont les massacrer."



"Notre quotidien est lassant… Intervenir chaque jour zone Marcel Doret, c’est épuisant."



Vous étiez présent lors des dernières rixes zone des Dunes et à proximité de l’hôpital de Calais…

« Lors du premier démantèlement du camp de la rue des Verrotières, on s’est mis en cordon de sécurité autour du personnel de la mairie. Et ça commence, ils viennent et nous insultent et nous lancent des pierres. On a eu deux collègues blessés ce jour-là (un jeune migrant a perdu son œil, ndlr). Des sommations ont été faites en français et en anglais. Après, on n’a pas eu d’autre choix que de reprendre possession du terrain. C’est l’histoire du chien qui se mord la queue. Quand les coups de feu ont été tirés (jeudi 1er février), on est partis sécuriser la rue des Verrotières. Quand on est arrivés, c’était terminé mais on est repartis sécuriser l’hôpital. On sent que les tensions montent petit à petit, on le voit, quand certains groupes de migrants se croisent. »


Votre quotidien a changé ?

« Notre quotidien est lassant… Intervenir chaque jour zone Marcel Doret, c’est épuisant. Les chauffeurs nous appellent, on intervient pour faire descendre les migrants des camions et on nous dit qu’il faut les laisser partir. La tension est aussi en train de monter du côté des chauffeurs. Un jour, ils vont les massacrer. Dans peu de temps, on va en arriver là, c’est ce qu’on craint. Les forces de police sont usées. On a des décalages d’horaires permanents. Là récemment on a fait quatre nuits d’affilée. Après, on s’adapte, c’est notre boulot mais ça use. Mais aujourd’hui, ce qu’on veut en priorité, c’est qu’on arrête de nous stigmatiser. »

[...]

Entretien complet dans nordlittoral.fr

Aucun commentaire:

Lire aussi