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lundi 12 février 2018

Quand les médias "conformes" célèbrent la chute de François Fillon

François Fillon


Les médias croient utile de commémorer ou plutôt de ‘célébrer’ le désastre de la campagne présidentielle. Et la chute de François Fillon. Ils ne reculent devant rien.




La campagne présidentielle vendue comme « un pseudo-polar journalistique », cela fait de l’audimat. Toujours aucun débat de fond, mais le déballage plaît (petites vengeances ridicules entre amis – croustillantes quand il s’agit de gens de droite, petits faits ‘anodins qui en disent long’ – tu parles ! – l’enfance même de François Fillon fait l’objet de pseudos-investigations débiles… Bref que du ‘petit’, du ‘tout petit – minable’, comme le sont nos médias « canal officiel audio-visuels » : que de la ”piccole combinazioni.”

Bien entendu, ces reportages sont présentés comme ‘objectifs’ (c’est-à-dire totalement biaisés), comme ‘éclairant d’un jour nouveau la campagne présidentielle’, etc…
Que n’a-t-on eu de tels reportages ‘si objectifs’ sous le règne de François Mitterrand ! Pour éclairer les Français, bien sûr (en vrac : attentat de l’Observatoire : Mitterrand inculpé, écoutes téléphoniques pour ‘convenances personnelles’, etc. il faudrait un catalogue et pas mal d’historiens…)

Mais ici, pourquoi ces ‘reportages’ ?


Pour montrer que dans le fond cette campagne 2017 était ‘presque normale’ et qu’on n’a rien volé du tout aux Français !
Et c’est bien cela qui est choquant. Il ne s’agit plus là de simples ‘fake news’ à la mode et arrangées à la marge mais bien à mes yeux de la « machinerie de désinformation » qui continue à faire son job : la droite, compte tenu du contexte révélé par ces reportages, ne pouvait pas faire autrement que de perdre cette élection (la qualité de son programme n’a (évidemment) aucune importance).
Et « C’était écrit » « François Fillon : l’homme qui ne pouvait pas être président », comme le titre de l’émission du dimanche 04 février 2018 porte donc bien son nom.

Ce message devait être également répété après l’élection : le président spécialiste du ‘en même temps’, malgré une campagne d’un flou calamiteux à la limite de l’inaudible, s’impose comme le meilleur recours, « et les Français dans leur grande clairvoyance » ont fait le bon choix en éliminant la droite, ses (soi-disant) turpitudes, et en se montrant ‘progressistes’.

Et voilà ?


Sauf que, l’écart de François Fillon avec Madame Le Pen n’a été au bout du compte que d’1,3 % des voix (soit 465 000 votes) – A comparer avec les 4,7 % de voix du M. Dupont-Aignan qui aurait mieux fait de ne pas être là (et qui ne fera jamais rien de constructif de toute façon)

1) – C’était peut-être écrit, mais pas tant que cela quand même, compte tenu d’un système qui, au plan juridique, 
-a utilisé les mêmes moyens que les services secrets pour déboulonner un opposant politique.
-a utilisé les magistrats du parquet national financier, qui n’instruisent qu’à charge, dont le magistrat en chef (Mme Houlette) est nommé directement par le président de la république de l’époque et dont les deux autres sont proches du Syndicat de la Magistrature.
-a cautionné, si ce n’est déclenché, une attitude effroyable de certains magistrats. Où a été la présomption d’innocence ? La séparation des pouvoirs ? Le secret de l’instruction ? On peut y ajouter « le mur des cons » du Syndicat de la Magistrature (de sinistre mémoire puisqu’y figuraient des victimes d’agression !) comme note d’ambiance qui témoigne d’une justice oh ! combien « saine »

Avait été oublié et passé sous silence le manifeste de 13 juristes, pas franchement novices en droit, dénonçant durant la campagne le comportement scandaleux de la justice : « François Fillon : appel de juristes contre un coup d’Etat institutionnel » qu’il faut lire (même maintenant…) http://www.atlantico.fr/decryptage/francois-fillon-appel-juristes-contre-coup-etat-institutionnel-geoffroy-vries-philippe-fontana-andre-decocq-2967969.html
Pas même un débat public. Une interview par M. Calvi. Ouf : texte intégral repris sur le net !


2) – L’écart est également faible, compte-tenu du rôle scandaleux qu’ont joué les « amis politiques » d’un parti dit de Droite sans aucun courage politique ni tenue qui n’a cessé de trahir le candidat choisi et de retourner sa veste en fonction du court-terme. On a maintenant suffisamment de recul : le courage à droite était proche de zéro pendant une génération…

La collusion d’une presse servile et aux ordres – totalement incestueuse avec le pouvoir et détenue par quelques personnes proches du pouvoir en place – ne trompe plus personne : cherchez votre information ailleurs !

Le plus stupéfiant dans cette histoire, c’est que les motifs, fallacieux et dénoncés dans « François Fillon : appel de juristes contre un coup d’Etat institutionnel » cité plus haut, ne semblent maintenant plus intéresser personne, après les élections : léthargie audio-visuelle ?

Mais comme le nouveau président ne convainc pas totalement (!) alors il faut trouver des raisons d’un autre ordre pour justifier la chute de François Fillon et de la Droite et surtout ne pas laisser croire aux Français qu’ils ont été manipulés (…à mon avis certains doivent vaguement se douter quand même de quelque chose…)

Peut-être qu’après tout un peuple autant manipulé finit-il par se résigner ?
La télé est là pour le réconforter et le rassurer…
Ses reportages nous donnent la « Vérité », celle qu’il faut croire en tout cas, c’est-à-dire, la правда, en bon Français.

Et ainsi,
Les autres emplois fictifs découvert (fortuitement après les élections) ? RAS (surtout lorsqu’ils sont de gauche)
Les patrimoines non déclarés dans les mêmes conditions ? Idem…
Les conflits d’intérêt BFM-TV-Drahi-Elysée ? Ah bon ? C’est quoi drahi ?
Etc.

Où sont donc passés les contre-pouvoirs (crédibles et accessibles) ?
Que peut-on espérer ?

Nous ne sommes pas aux USA où le plus invraisemblable des destins et des choses peuvent encore arriver…
Malheur à nous.

© Luc Peyrebrune pour Dreuz.info.

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