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jeudi 15 février 2018

Macron : "Je suis le fruit d’une forme de brutalité de l’histoire, d’une effraction"

Emmanuel Macron

Mardi soir le président Macron s’exprimait devant des journalistes de l’Association de la presse présidentielle.


Mardi soir le président Macron s’exprimait devant des journalistes de l’Association de la presse présidentielle. Il a d’abord balayé les grands sujets du moment, c’est-à-dire l’affaire Hulot. Et « balayé » est bien le mot puisqu’il a fondé le soutien à son ministre sur une mise en garde à l’égard de la presse (tiens, une de plus…). Cette fois-ci, il ne s’agissait pas de brandir l’arme de la loi contre les fake news, mais de s’élever contre une « république du soupçon ». Jolie formule, au demeurant, qui fleure bon son khâgneux amateur du nouveau roman. Idéal pour le « nouveau monde ».


« Il faut collectivement qu’on se méfie. Pour que la démocratie s’exerce, il faut des contre-pouvoirs. Ils sont légitimes (…) mais quand leur but finit par être de détruire ceux qui exercent le pouvoir sans qu’il n’y ait plus de limite ni de principe, on n’est plus dans la démocratie. »


Belles formules encore, beaux principes et un Président est bien là pour se draper dans ces toges-là. Mais si l’on ne peut que souscrire à la belle idée, on peut émettre de bien plus amples réserves sur son application par le camp du Président quand il cherche par certains moyens contestables (levées d’immunités parlementaires, multiples procès intentés contre des hommes politiques, des penseurs ou des journalistes politiquement incorrects) à tout simplement « détruire » ceux qui, un jour, pourraient exercer le pouvoir à sa place.


Mais le plus intéressant de l’entretien résidait dans l’évocation par le Président des circonstances de son élection :


« Je ne suis pas l’enfant naturel du temps calme en politique. Je suis le fruit d’une forme de brutalité de l’histoire, d’une effraction, parce que la France était malheureuse et inquiète. Si j’oublie tout ça, c’est là où l’épreuve commence. »

Quand un Président exprime une telle lucidité sur son moment historique, et dans des formules si simples et si justes, l’éditorialiste ne peut que s’effacer et lui laisser le dernier mot : effraction.

Pascal Célérier pour bvoltaire.fr

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