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lundi 12 février 2018

GRAND PARIS : LES HAUSSES D’IMPÔTS ENVISAGÉES POUR COMBLER LE TROU


Alors que le coût du projet de supermétro francilien est déjà en train de déraper, et que nombre de lignes sont repoussées, le gouvernement vient de charger le député LR Gilles Carrez de réfléchir à des ressources supplémentaires pour rééquilibrer son financement. Il nous dévoile ses premières pistes.




Capital : A combien se chiffre exactement le surcoût du Grand Paris ?

Gilles Carrez : Dans son rapport la Cour des Comptes a évalué l’ensemble du projet à 35 milliards d’euros, ce à quoi il faut rajouter plus de 3 milliards d’euros au titre de la contribution de la Société du Grand Paris au financement d’autres lignes de transports de la région (Eole, prolongement de la ligne 14…). On est donc sur un surcoût d’environ 10 milliards au regard du dernier chiffrage de 25 milliards qui avait été effectué par le gouvernement en 2013 et sur lequel nous avions basé notre financement initial.

Capital : Où peut-on donc trouver les ressources supplémentaires pour équilibrer le modèle économique ?

Gilles Carrez : Le financement du Grand Paris repose actuellement sur des recettes fiscales qui sont de l’ordre de 500 millions d’euros par an : 320 millions d’euros proviennent de la taxe sur les bureaux, 65 millions d’une contribution de la RATP, 117 millions de la taxe spéciale Grand Paris qui est adossée aux taxes d’habitation et foncières des franciliens. Ces recettes fiscales servent de fonds propres à la Société du Grand Paris pour emprunter, ce qu’elle a commencé à faire en 2016. Plus les travaux vont avancer, plus ce matelas financier va devoir être solidifié pour permettre de financer de nouveaux emprunts plus conséquents chaque année (2 à 3 milliards en 2018). De facto, il va donc falloir augmenter les recettes fiscales : je table sur une hausse de l’ordre de 50%, soit 250 millions d’euros supplémentaires à trouver chaque année.

Capital : De nouveaux impôts en perspective donc ?

Gilles Carrez : Nous allons, en priorité, chercher de nouvelles recettes en augmentant les taxes déjà affectées au Grand Paris. A titre indicatif, la taxe spéciale Grand Paris, qui est indexée sur les valeurs locatives des logements, revient à 20 euros en moyenne par an pour un propriétaire qui paie la taxe foncière et la taxe d’habitation et à 10 euros par an pour un locataire. Ces contributions pourraient donc être relevées de façon modérée.....

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