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dimanche 28 janvier 2018

Le scandale N.-D. des Landes: "Il n’y a plus d’autorité de l’État"


Emmanuel Macron


Le Premier ministre a donc tranché : la construction de l’aéroport Notre-Dame des Landes ne se fera pas.



Je n’étais pas persuadé du bien-fondé de ce projet.

Trop souvent, les infrastructures de ce type sont, en réalité, les hochets illustrant la puissance des barons locaux – comme, en l’occurrence, l’ancien Premier ministre et ancien maire de Nantes, Jean-Marc Ayrault.

Trop souvent, les aéroports, comme les gares TGV ou les échangeurs autoroutiers, correspondent bien plus au « poids politique » des élus locaux qui les soutiennent qu’à une nécessité d’aménagement du territoire.

Mais la gestion de ce projet est un tel échec et un tel scandale que cela dépasse désormais de loin la question du bien-fondé du projet.

La première chose qui saute aux yeux, c’est que l’État recule devant une poignée d’émeutiers ultra-violents.

On nous dit qu’il s’agissait d’éviter à tout prix une mort d’homme au cours d’une évacuation, comme cela eut lieu sur le barrage de Sivens.

Un peu comme, à la suite du malheureux accident de Malik Oussekine, la droite a commencé à se comporter comme si toutes les manifestations de gauche avaient par nature le droit, la morale et la légitimité pour elles.

Mais on peut à la fois déplorer ces accidents tragiques et faire respecter l’autorité de l’État.

Dans notre cas, les émeutiers occupent illégalement, depuis des années, des terres, bloquent les routes, et « cassent du flic » à chaque manifestation.

Je ne vois vraiment pas pourquoi il faudrait les traiter comme des interlocuteurs civilisés.

Mais, comme nous sommes dans l’ère de l’image, la seule question qui se posait était de savoir si les « zadistes » pourraient faire pleurer Margot sur les violences policières.

Ainsi, pris entre les barons locaux et la dictature de l’émotion, l’État n’est plus en mesure de s’occuper d’aménagement du territoire. Et l’on souhaite bon courage à ceux qui voudront porter de nouveaux projets !

Mais en a-t-il seulement envie ? Quand on voit avec quelle facilité Emmanuel Macron a piétiné l’avis des élus, le vote de la population et jusqu’à sa propre promesse de campagne, il y a lieu d’en douter.

Il n’y a plus d’autorité de l’État et plus de respect de la parole donnée. Et l’on s’étonne que les « extrêmes » progressent !

Mais, Monsieur le Président, avec votre comportement, ce qui est étonnant, c’est qu’il se trouve encore des Français pour respecter les institutions !

Mais peut-être votre stratégie est-elle, précisément, de radicaliser toute contestation pour vous maintenir au pouvoir ?

Rouxel Jean pour les4verites.com

2 commentaires:

Anonyme a dit…

pourquoi pas une zone agricole et boisé ne se transformera pas béton et bitume.

Yvon-Bernard Jouve a dit…

L'autorité de l'Etat, certes ? Mais nous avons constaté les résultats !
Or pour un très vieux projet - 1963 -, un peu remodelé au fil des années, nous ne pouvons que constater des atermoiements politiques
qui ont fini par renforcer la grogne des locaux et son abandon.
Quant au coût réel, et dans les faits, il n'y a aucun doute que l'ardoise aurait été plus lourde que celle avancée encore récemment.
Finalement pourquoi mettre en avant l'autorité de l'Etat pour un mauvais projet, coûteux de surcroît, qui laisse le contribuable pantois et dubitatif devant ces 55 ans inutiles et perdus, mais avec l'obligation de payer ce scandaleux gâchis !

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