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jeudi 25 janvier 2018

Communautarisme religieux. 80% de menus sans porc à la maison d’arrêt de Nantes

Illustration.

Lors de leur manifestation devant la maison d’arrêt de Nantes ce 22 janvier nous avons recueilli des témoignages sur ce qui se passe à l’intérieur, à l’abri des murs… Des faits que le Ministère de la Justice préfère cacher.



Les prisons de Nantes ont bien changé depuis le temps de la chanson. Certes, il ne suffit plus de séduire la fille du geôlier pour espérer mettre les voiles, et même le sort des agents pénitentiaires paraît très peu enviable, ce qui explique leur ras-le-bol. Lors de leur manifestation devant la maison d’arrêt de Nantes ce 22 janvier nous avons recueilli des témoignages sur ce qui se passe à l’intérieur, à l’abri des murs… Des faits que le Ministère de la Justice préfère cacher.

Carole est surveillante à l’établissement pour mineurs (EPM) d’Orvault depuis son ouverture, il y a dix ans : « à la base, il n’y avait même pas de grillages. Suite à une tentative de séquestration, on a eu des alarmes coups de poing dans les unités, on espère avoir des caméras. Le but premier de ces établissements c’était de prendre des primo-délinquants et de les réinsérer, il n’a jamais été respecté. On a 70% de récidivistes et de plus en plus de cas psychiatriques, même si jeunes. Certes, Orvault, c’est assez stable en ce moment, c’est bien pire à Porcheville (78) où ils ont des incidents dans la détention tous les jours, mais c’est tendu », explique-t-elle. D’autant qu’une nouvelle unité doit ouvrir dans l’année, portant la capacité théorique totale à 55 places.

L’EPM se retrouve confronté aussi à des profils nouveaux. « On a des soi-disant mineurs qui ont des traits d’hommes de 25 ans, mais comme ils nous arrivent comme mineurs, il faut qu’on les mette avec de vrais mineurs qui sont alors en danger ». Ce sont en réalité des « mineurs isolés étrangers », du moins qui se prétendent comme tels, « qui nous arrivent de Rennes. On a réussi à en transférer cinq récemment vers Rouen, il en reste encore trois, on en aura sûrement d’autres ».

Certains d’entre eux rajeunissent entre deux interpellations : « on les reçoit mineurs, on les libère majeurs et ils nous reviennent mineurs. Un autre, qui vient des DOM-TOM, on l’a eu une fois, il était né en janvier, et il nous est revenu rajeuni de plusieurs mois, né en septembre donc toujours mineur ». Que dirait-elle à un jeune qui voudrait embrasser le métier d’agent pénitentiaire ? La réponse fuse : « je ne l’encouragerai pas ».

Une maison d’arrêt avec 80% de menus sans porc


Des administratifs aussi ont rejoint la lutte. Ils nous décrivent une maison d’arrêt « neuve, mais plus froide que l’ancienne. Tout est plus standardisé, plus éclaté, on a moins de proximité avec les détenus ». Et elle vieillit mal : « le système électrique déconne, les serrures aussi parfois », alors qu’elle a été mise en service il y a cinq ans et demi seulement.

C’est aussi une maison d’arrêt avec « 80% de menus sans porc », nettement plus qu’au centre de détention au nord de Nantes. Beaucoup de « requêtes pour changement de cellule, parce qu’il y a des matelas au sol, des problèmes physiques de cohabitation, des problèmes culturels », et ce même si « on essaie de mettre les détenus par catégories. Par exemple les européens avec les gens du voyage, car ils sont propres et sont posés. Les plus pénibles, sans discrimination aucune, ce sont les Maghrébins, ils sont dans une culture de l’irrespect, c’est souvent beaucoup de violence verbale, gestuelle ».

A travers les commissions de discipline – qui interviennent lors des violences entre détenus, ou des détenus contre les agents – l’on retrouve souvent « des Maghrébins, ou des pseudo-musulmans. Pseudo parce qu’ils fument du shit, mangent pendant le ramadan, prennent les colis de Noël, boivent de l’alcool », – ce que le Coran interdit fermement.

La prison fait face au problème des projections – souvent le week-end, aux heures de promenade, d’anciens détenus qui s’introduisent dans la zone neutre, entre le grillage et le mur, et visent la cour. « Souvent de l’alcool, du cannabis par 60 ou 70 grammes, parfois des couteaux ou des smartphones. Ils font ça en deux minutes, le temps d’appeler la police et qu’elle vienne, ils ont décampé ». Les parloirs permettent aussi d’introduire des objets prohibés. « Vendredi [19 janvier] on en a fouillé un, un Maghrébin avec 16 grammes sur lui, après un parloir. Il a dit tranquillement que c’était sa conso, il ne fumait que ça ».

Les parloirs sont l’occasion de pressions occultes – entre familles au-dehors, ou entre détenus. « Les détenus qui sont là pour stups savent qu’ils vont être fouillés, donc ils filent leur came à quelqu’un qui est là pour mœurs par exemple, et il a intérêt à accepter ». Résultat : tout et n’importe quoi rentre et presque tous les détenus ont un téléphone, pourtant strictement prohibé.

Louis-Benoît Greffe pour breizh-info.com

1 commentaire:

Anonyme a dit…

*chassez le natuel, il revient au galop.
*le naturel domine le simulé
*ce qui nait dans l'os transparait dans la chair
*une branche qui nait tordue meurt tordue

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