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samedi 30 décembre 2017

La parité de façade de la gouvernance Macron


Le président voulait un gouvernement de « parité et d’équilibre », il y a réussi. Mais au sein des ministères et de l’administration se cachent des inégalités, sanctionnées par deux amendes.



La Justice, les Armées et trois collectivités locales viennent d’écoper d’amendes pour non-respect de la parité dans leurs nominations, rapporte le Monde ce 29 décembre. Cette grande cause du quinquennat n’a manifestement pas trouvé partout les mêmes échos. Les administrations publiques souffrent encore d’un masculinisme fort. Notamment à la Justice, qui va payer 60 000 € d’amende. Ou aux Armées, qui débourseront 120 000 €. Trois collectivités locales totalisent enfin 240 000 € de pénalités.

La loi Sauvadet de mars 2012 fixe pourtant un seuil minimal pour les nouvelles nominations à des postes-clés. Mais en 2016, seulement 34,9% des hauts-cadres de la fonction publique étaient des femmes (soit 1 100 nominations sur 6 000 postes) et 35% d’entre elles étaient nommées pour la première fois, détaille le journal. Les femmes représentent pourtant 62% des effectifs dans la fonction publique


Cette domination masculine se ressent encore davantage dans l’entourage proche du président Macron, souligne le Monde. En effet, lors de la cérémonie d’investiture, le président est entouré de neuf personnes, dont huit hommes, deux futurs ministres, un chef de groupe, et des membres de cabinets à Matignon ou à l’Elysée. Dans le Journal officiel du 18 septembre, on peut lire que l’équipe d’Emmanuel Macron totalise cinquante-trois personnes, dont trente-six hommes pour seulement dix-sept femmes. Un tableau assez éloigné de l’objectif paritaire que le chef de l’Etat avait lui-même fixé lors du premier conseil des ministres en évoquant les nominations dans les cabinets.

1 commentaire:

Anonyme a dit…

le vulgaire une politique qui s'applique a la perfection a ce siècle , macron incarne cette éruption comme un furoncle sur les partis génitale , il trône là comme une figure de proue idolâtrer par la pestilence mentale dominante.

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