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vendredi 8 décembre 2017

Bonnet d’âne européen pour Macron

Economie: Bonnet d’âne pour Emmanuel Macron
Economie: Bonnet d’âne pour Emmanuel Macron


Bruxelles vient d’épingler le budget 2018 de la France, mettant en évidence le manque d’ambition et les faiblesses du projet présidentiel.



La semaine dernière, la Commission européenne a mis en lumière la faiblesse des réformes qu’il nous concocte depuis six mois.
Et moi qui le croyais ambitieux ! L’affaire n’a pas eu beaucoup d’écho en France, pourtant Bruxelles s’est carrément payé le budget 2018 de notre nouveau président.

En clair, les récentes prévisions de la Commission européenne placent la France parmi les économies qui connaîtront la plus faible croissance dans les deux prochaines années. C’est d’autant plus navrant que le reste de l’Union européenne profite d’une croissance inégalée depuis 2010.

Lors de la campagne présidentielle, Emmanuel Macron avait promis de réduire le déficit du pays en dessous des 3 % demandés par l’Union. Soyons justes : ça pourrait passer, puisqu’on parle de 2,9 % cette année. Seulement voilà : le déficit repasserait la barre des 3 % l’année prochaine. Bruxelles dénonce un effort insuffisant et “un écart important” entre le budget qui lui a été présenté par Macron et les véritables perspectives. Un rien taquine, la Commission rappelle à Paris que le niveau de la dette française — 96,9 % du produit intérieur brut (PIB) en 2018, selon les projections de Bercy — dépasse de loin le seuil des 60 % prévu dans les traités. Bruxelles fait aussi observer à Macron que la moyenne des déficits publics dans la zone euro est de… 1,1 % !

Tout ça ne fait pas très sérieux à l’heure où Emmanuel Macron revendique le nouveau leadership européen, n’hésitant pas à donner au passage des leçons d’Europe à nos voisins en les invitant à réformer la zone euro. 

Pour Bruxelles, la rupture avec la politique budgétaire menée sous François Hollande n’est pas flagrante (le redressement des comptes engagé par le précédent locataire de l’Élysée avait été jugé très insuffisant). Comme d’habitude, la France fait le strict minimum, au risque d’une sortie de route. Et la patience de la Commission européenne s’émousse… 

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Lire l'article complet de Eric Brunet dans valeursactuelles.com

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